Montée de sève

Montée de sève

Entre nous, qu’il est doux de s’abandonner à la douceur printanière. Et même si la chasse est finie, notre moral a tout pour être au beau fixe. Il est temps de s’adonner au jardinage, à l’observation, la pêche et le Ball-Trap, etc. Et, les fusils de chasse et carabines remisés au râtelier, on est en droit d’espérer que les attaques et autres polémiques sur notre passion s’estompent.

Mais, malheureusement, aussi sûrement que la sève irrigue à nouveau les arbres, certains esprits chagrins continue de sécréter leur fiel. Dernier exemple en date, celui de Stanislas BRONISZEWSKI, le leader d’AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui). Ce collectif s’est fait un devoir de pourrir la vie des veneurs, non pas tant dans le but de sauver les cerfs, que celui de couper la tête de bourgeois qui composeraient l’ensemble des membres des équipages. Attardé, le mot est juste, dans une période révolue, Stanislas entend réactiver la lutte des classes, exutoire facile pour le trop-plein de sa rate. Dans son juste combat contre les forces du mal, ce justicier s’autorise toutes les crasseries.

Il a ainsi récemment, sur les réseaux sociaux, exhumé la triste affaire Elisa PILARSKI. Cette jeune femme enceinte de six mois avait été dévorée vivante par le pitbull de son compagnon, alors qu’elle le promenait en forêt. Comme une chasse à courre se déroulait à proximité, les charognards verdâtres, dont AVA, avaient répandu, comme une odeur de putréfaction, la rumeur selon laquelle c’étaient les chiens de chasse à courre qui avaient commis une telle atrocité, et par extension les veneurs, forcément des monstres assoiffés de sang. Cette puanteur avait été abondamment et complaisamment relayée par la presse, qui fut étonnamment plus discrète quand la vérité incontestable éclata. Ainsi aujourd’hui encore, en falsifiant les faits, ce triste sire utilise ce drame dans son combat contre la vénerie.

Longtemps, par incrédulité, les chasseurs et plus généralement les campagnards, sont restés sans réaction face à ces bassesses. Mais à en juger par l’actualité judiciaire de ces dernières semaines, il semblerait que les chasseurs soient décidés à mener la guerre qui leur est déclarée devant les tribunaux.

Ainsi, la Société de vénerie contre-attaque à la diffamation de Stanislas BRONISZEWSKI. La FNC, quant à elle, réclame près de 100.000€ à Sandrine ROUSSEAU qui affirme que les chasseurs sont des tueurs de femmes en puissance. Enfin, Hugo CLÉMENT, le militant écolo-wokiste détenteur d’une carte de presse, mais qui s’encombre peu de déontologie journalistique est mis en examen pour avoir déformé la vérité et diffamé celui-là même qui lui avait ouvert ses portes pour un reportage sur la chasse en enclos.

Drapés dans leur vertu et invoquant la loi à tort et à travers, instrumentalisant la justice pour faire avancer leurs causes, espérons que ces arroseurs seront bien arrosés et qu’en ce printemps naissant fleurissent leurs condamnations.